J’ai longtemps hésité à faire la publicité d’un produit en particulier face à un autre. Cependant après plusieurs essais.
Je ne peux pas ne pas vous parler du décodeur de signaux SNCF développé par Stéphane Ravaut.
C’est un décodeur qui permet de gérer 4 signaux. Il se programme très facilement d’un point de vue logiciel en acceptant d’utiliser le tableur fourni (et ne pas se tromper entre l’adresse de programmation et d’usage).
Il est capable de gérer les signaux avec une masse au + (par défaut) ou au -, le clignotement des états, l’oeilleton. L’alimentation se fait uniquement avec 2 fils DCC. Bref il fait presque tout, sauf la vaisselle. Je recommande toute fois de ne pas mélanger avec l’alimentation des voies pour éviter tout risque.
J’ai déjà configuré avec succès plus d’une dizaine de décodeurs. Ces décodeurs gagnent à être connu c’est pourquoi j’en fais aujourd’hui un article, d’autant que c’est à ma connaissance les moins cher du marché prêt à l’emploi pour un utilisateur ne maitrisant pas des systèmes tels que l’Arduino.
J’ai eu l’opportunité de participer à l’exploitation réaliste d’un réseau à distance. Au programme du fun et beaucoup de fun.
Le concept est simple, conduire via Internet une locomotive de train miniature.
Plantons le décors. Je vois passé sur un groupe de discussion consacré à l’exploitation réaliste des trains miniatures un message d’un membre américain recherchant des personnes pour prendre part à ses sessions d’exploitation à distance.
Ni une ni deux je lui envoie un message en me disant j’ai jamais fait de vraiment participer c’est une occasion peut être unique d’au moins une fois dans ma vie pouvoir le faire.
Au final, j’ai fait la connaissance de Bill, un américain moyen de la cote est des USA. Son réseau de 15m par 6m est installé dans son sous-sol, sur deux étages. Il représente les environs de chez lui.
Après environ 1h de configuration, au programme partie 1 l’accès aux cameras implanté sur son réseau de train, puis l’accès à une serveur vocal pour pouvoir dialoguer par radio avec les autres participants dans son garage, le serveur JMRI qui permet d’accéder aux commandes d’aiguillages à distance et de voir les cantons occupés tels un aiguilleur et enfin l’application withrottle pour commander les trains via l’intermédiaire de JMRI qui est le logiciel qu’il utilise. L’ensemble est accessible via un VPN. Nous faisons un premier test de pilotage d’une locomotive et un rapide train.
La connexion est globalement stable, la latence est très faible de l’ordre de la seconde entre le moment où je donne un ordre et le moment où la locomotive réagit sur la camera. Vraiment top.
Un grand merci à la grande famille des modélistes pour m’avoir permis une telle expérience. Je suis à votre disposition si vous avez des questions à ce sujet.
Plan général du réseau niveau 1Plan général du réseau niveau 2
Rendez-vous est ensuite pris pour la semaine suivante pour participer à une première session d’exploitation. Mon rôle a été de trier des wagons dans le yard principal du réseau en l’occurence dans la ville de St Johnburry. Un yard aux USA c’est l’équivalent d’un triage pour nous en France. Ils font cela par contre simplement juste plein de voie à plat pas de butte rien, efficacité et polyvalence au maximum. J’étais en équipe avec la personne à la casquette rouge.
Le Yard de St Johnburry
L’ensemble de la session a été globalement fluide pendant 3heures. Il y a eu un ou deux temps mort à cause d’un absence de train entrant à trier. A la fin de la session j’ai rapatrié un train de la coulisse jusqu’au Yard.
Voici quelques images de cette session et du réseau.
L’une des vue principale que j’ai eu pendant la sessionVue sur l’hélicoïdale et l’atelier
Rien n’est plus frustrant pour un modéliste ferroviaire qu’une panne DCC au moment où tout est prêt à rouler. Que ce soit un décodeur qui ne répond plus, un court-circuit ou une centrale qui semble perdue, ces problèmes peuvent vous faire perdre un temps précieux.
C’est pour résoudre ces situations que j’ai conçu “DCC SANS PANIQUE – Le manuel de dépannage pour modélisme”. Ce guide pratique vous accompagne pas à pas pour :
Comprendre le fonctionnement de votre réseau DCC
Identifier rapidement les pannes les plus courantes
Résoudre les problèmes de voie, de décodeur ou de centrale
Prévenir les erreurs qui peuvent endommager vos locomotives
Chaque chapitre est illustré avec des schémas simples et des conseils pratiques, même si vous débutez avec le numérique. Vous aurez enfin toutes les clés pour faire rouler vos trains en toute tranquillité.
💡 Pourquoi attendre une panne pour agir ? Avec ce manuel, vous serez prêt à dépanner votre réseau DCC à tout moment, et vos séances de modélisme resteront un plaisir.
Freiwald l’éditeur de Train Contrôleur à annoncé le 10 février que la version 11 de Train Contrôleur serait la dernière, et que plus aucune licence ne sera vendu passé le 30 juin 2026. Les mises à jours sont également concerné par cet arrêt.
Vous avez peut-être déjà vu passer l’information mais je préfère en remettre une couche et surtout envisager la suite pour les nouveaux utilisateurs, la problématique est différente, il s’agit surtout de leur faire se poser la question entre es-ce que je démarre vraiment mon projet avec ce logiciel ou non.
Pour ceux qui ont déjà train contrôler en particulier en V10, il est souhaitable de faire la mise à jour vers la v11 avant le 30 juin autrement la pérennité du serveur de licence pour démarrer le logiciel n’est pas garantie à long terme. La v11 devrait pouvoir être utilisé sans vérification de licence en ligne.
Passé la date fatidique du 30 juin il ne sera plus possible de faire de nouveau achat, c’est une sorte de bombe dans le milieu ferroviaire car globalement Train Contrôler était un logiciel assez puissant, souple et permettant de nombreuse chose dans le domaine de l’automatisation d’un réseau.
Avec comme principal défaut, son prix élevé et le fait qu’il ne fonctionne que sous windows principalement à cause du choix technologique du langage de programmation.
Aujourd’hui plus que jamais Windows est devenu une jungle où il n’est pas toujours pertinent de rester surtout quand Microsoft impose une IA qui analyse nos données et intègre de la pub dans le système d’exploitation qui est de base payant, sans parler de l’obligation de changer d’ordinateur pour continuer à bénéficier des nouveaux systèmes d’exploitation.
Il devient utile de se poser la question de que faire suite à l’arrêt de la commercialisation du logiciel.
Si vous avez déjà Train Contrôler, il peut sembler pertinent de chercher à aller récupérer la dernière version dans le but d’avoir un logiciel compatible le plus longtemps possible avec l’environnement Windows et l’ensemble des défauts de cet éco-système notamment lié à l’obsolescence programmé lié aux versions de windows et du matériel. Si vous êtes en version 10 vous avez la plus mauvaise version, vérification de licence par serveur sur internet, il n’est pas clair combien de temps le serveur sera disponible.
Si vous n’êtes pas serein pour le futur ou que vous n’avez pas acquis Train Contrôler avant le 30 juin.
Passons en revue les alternatives :
JMRI : Logiciel gratuit, open source, multiplateforme dès lors qu’il est possible d’avoir java d’installé sur l’ordinateur (Windows, Mac OS, Linux).
Ce logiciel est surtout adapté au parametrage des décodeurs, l’exploitation réaliste, et la gestion de pupitre de signalisation. Le pilotage manuel des trains via téléphone est par contre possible via l’ordinateur. Le pilotage automatique des trains n’est pas son fort et il faut ajouter des modules supplémentaires.
Exemple de panel de contrôle d’aiguillage dans JMRI
Attention, bien que le logiciel soit traduit, il existe parfois quelques lacunes de traduction de l’anglais.
RocRail : Logiciel gratuit, multiplateforme (Windows, Mac OS, Linux)
Basé sur une architecture client/serveur, il se rapproche plus de Train Contrôler dans les fonctionnalités. Il sera déroutant au départ dans la manière de fonctionner. Cependant hormis la documentation un peu fouillis (comme souvent lors des logiciels communautaire car la communauté se concentre souvent plus sur les fonctions que sur le manuel) il sera nécessaire de fréquenter les forums pour obtenir des réponses à certaines questions précises. Il bénéficie de mode de fonctionnement automatique pour le pilotage des trains.
Le logiciel est disponible en français nativement.
Exemple de plan de réseau dans RocRail (ici un réseau allemand)
Il vous faudra potentiellement plus de temps pour prendre en main ce logiciel, mais l’avantage est le prix de 0€. Une clé de support et permettant de débloquer des fonctionnalités est disponible en plus pour 12€ par an. Cela permet de débloquer notamment l’accès aux applications mobiles.
iTrain : Logiciel payant, multiplateforme (Windows, Mac OS, Linux)
C’est un logiciel avec une interface épuré comparé à Train Contrôler, déroutant au départ en terme de fonctionnement, il reste le plus proche de Train Contrôler dans son fonctionnement. Le support est réactif sur le forum privé de l’éditeur (compte associé à votre adresse email de licence).
Réseau sous iTrain (source site officiel de iTrain)
Nativement en français c’est un plus vu que la traduction est de qualité.
Si vous avez envie d’aller à l’essentiel je vous conseille fortement de demander un essais gratuit du logiciel (2mois renouvelable, l’éditeur préfère être cool sur les essais que d’avoir des gens insatisfait avec le logiciel). L’éditeur insiste sur le fait que pour lui vous avez testé suffisamment le logiciel avant d’acheter et donc pas de remboursement.
La signalisation française est supporté nativement ce qui est un plus non négligeable.
Tarif de iTrain : 350€ la licence toutes options, pouvant descendre à 210€ si vous souhaitez vraiment être en mode économique. Pour mémoire la version Gold de Train contrôler était à 672€ en V11.
Si vous avez Train Contrôler et qu’il fonctionne, ne vous précipitez pas pour changer. Profiter du logiciel pour le moment, je conseillerai cependant aux utilisateurs de la v10 d’envisager la migration vers la v11 avant le 30 juin pour assurer le coup, aucune date concernant l’arrêt du serveur de licence n’a été donné jusqu’ici, les autres versions plus ancienne sont lié à une clé USB tant qu’elle fonctionne pas de soucis après vous ne pourrez plus changer de clé ou de version.
Pour les nouveaux utilisateurs, je ne suis pas sur qu’il soit pertinent de se lancer dans un ce logiciel alors que ce dernier ne sera bientôt plus commercialiser tant qu’à apprendre autant apprendre quelque chose qui va durer longtemps et surtout pourra évoluer.
En conclusion, bien qu’il soit dur de faire un parallèle complet en quelques lignes entre différents logiciel, le logiciel le plus proche en terme de fonctionnement de Train Contrôler sont iTrain et Rocrail. La principale différence étant le prix entre un logiciel gratuit mais qui nécessitera potentiellement plus d’heures de prises en main et un logiciel plus intuitif.
J’hésite moi même entre RocRail et iTrain pour le futur de mon réseau automatisé, lorsque je n’aurais plus de viels ordinateur fonctionnant sous windows, je ne manquerai pas de vous tenir informé des l’avancé des tests. J’étudie également l’usage de JMRI pour la partie exploitation réaliste. Bref je test 3 logiciels en parallèle pour des usages différents.
Il n’y a pas de bon ou mauvais choix en terme de logiciel, l’important est de trouver le logiciel qui correspond à votre projet et surtout qui vous semble abordable et simple à mettre en oeuvre.
Voici un petit reportage photographique concernant Rail Expo 2025.
Beaucoup de très très beau réseau cette année à toute les échelles.
Je note particulièrement la forte arrivé de réseau en N sur le thème du Japon avec un rendu magnifique.
De très beau réseaux de petite taille mais également de grande taille.
L’ensemble des échelles étaient bien représenté cette année du N au 7pouces 1/4.
Les réseaux exploité en digital deviennent majoritaire en exposition.
Un public globalement au rendez vous avec de très belle discussion et des artisans dans l’innovation. A suivre pour l’année prochaine.
Mon réseau pendant l’expositiondu Gros train américainavec une belle locomotiveLe N Japonais est à l’honneur cette année et à gagner des prixN Japonaismétro en N japonaismusée CanadienLes containers typique de l’Ouest Américainla course cycliste inspiré d’un filmde la voie métriquede la voie métrique SuisseRéseau en TTréseau en TTViva Zapataviva ZapataViva ZapataSixteen tons gagnant petit réseauL’ascenseur fonctionneavec énormément de détailscoopérative de vinUne astucieuse coulisse
Après avoir regardé pendant quelques années de loin l’impression 3D, je viens de franchir le pas en profitant des promotions de fin d’année. J’ai investi dans une ANYCUBIC Mono M7 avec tout le matériel nécessaire pour débuter.
J’ai fait le choix de l’impression en résine pour pouvoir faire de petite pièce fine, les quelques tests que j’ai effectué en fablabs sur une imprimante PLA n’ont pas été du tout concluant. Vous aurez donc l’occasion de suivre mes aventures à ce sujet mais également de voir les différentes astuces que je pourrai partager dans le futur.
Je n’exclu pas la réalisation de pièce sur commande dans les futurs services personnalisé que je pourrai offrir dans le futur.
En attendant je souhaite de bonnes fêtes de fin d’année à tous. J’ai manqué de temps pour réaliser un petit article et reportage sur ce que j’ai pu voir à Rail Expo cette année mais il est prévu.
Lorsqu’il s’agit d’attaquer la construction d’un réseau, il vient souvent la question de comment faire pour avoir une structure ou menuiserie qui réponde à nos besoins.
Plusieurs solutions sont possibles, chacune avec des avantages et des défauts. L’objectif de cet article est de les passez en revues, pour vous aider à choisir comment construire votre réseau.
La planche simple avec renfort
Cette solution est adapté à des réseaux où le plus souvent il n’y aura pas de relief négatif, mais où il est souvent également exclus une grande taille, bien qu’elle reste simple à mettre en oeuvre attention à bien penser à rigidifier l’ensemble pour éviter le travail du bois dans le temps et également en cas de liaison entre planche.
Le principe du module
Avec ce type de structure, il s’agit de construire une boite qui servira à supporter l’ensemble du réseau en plusieurs morceau. Ce type de construction est très particulièrement utilisé pour les réseaux à destination de l’exposition, souvent maintenant sous forme d’un « showcase » (comme une scène de théâtre) permettant un transport sécurisé à l’abris de la poussière.
Mais ce type de construction est également tout à fait adapté à la construction d’un réseau sédentaire, qui peut être déplacé en cas de déménagement ou tout autre raison.
Bien penser en cas de relief négatif, il faut anticiper cela dès le départ de la construction. En effet la structure de renfort doit être prévue pour permettre au point le plus bas du relief d’être construit.
Exemple de module pour construction du réseau. Dans le cas présent réutilisation de module existant et construction d’élément pour s’adapter
La construction en L girder
La construction en L girder, est une construction assez ancienne qui permet une grande souplesse dans le relief d’un réseau, une grande rigidité de la base du réseau également car c’est tout simplement le principe de la cornière en bois dans la longueur qui permet d’assurer cela de manière simple et efficace. C’est une structure qui peut se trouver également sur le réseau destiné à l’exposition. Le support est à prévoir au niveau le plus bas du réseau et ensuite le reste est à monter sur des sortes d’échelles à la hauteur voulue.
Exemple de possibilité en L guider collé à un mur (provenant des USA)Système de pied en L guider (source USA)Construction en L Guider d’une partie de mon réseau
Le support au mur
Avec ce système de fixation le mur sert de pied au réseau. Le réseau étant pris sur des cornières fixé directement au mur, c’est rapide mais impose une largueur maximum par rapport au porte à faux lié au mur sauf à ajouter un pied devant ce qui fait perdre une partie de son intérêt au système. C’est souple et pratique mais le réseau est fixe et dépendant des murs.
Intégration à des étagères
Il est possible d’utiliser des étagères du commerce ou de construire du sur mesure pour intégrer le réseau dans un écrin avec du rangement en dessous de ce dernier. J’ai eu l’occasion d’utiliser le système modulaire IVAR de chez Ikea pour obtenir un tel résultat tant en profondeur de 30cm que 50cm. Le réseau peut soit être construit directement sur les tablettes ou sur une autre support posé sur une tablette. Dans le cas d’un système modulaire type IVAR, vous êtes limité aux formes mise à disposition, dans le cas de IVAR, il y a uniquement du droit et un angle droit, avec une distance maximum entre 2 poteaux de 80cm, ce qui impose de s’adapter dans sa conception et d’avoir des scènes assez courte coupé par les poteaux si le réseau n’est pas en haut du système d’étagère. Ce système me semble adapté sur un réseau type tour de pièce et de petite taille surtout si vous achetez des éléments préfabriqué.
Exemple d’intégration de réseau dans un système d’étagère ici des IVAR de chez Ikea ( 2 réseaux à 2 niveaux différents)
Mes conseils en guise de conclusion : La structure du réseau est quelque chose qu’il ne faut pas bâcler car il peut y avoir des problèmes dans le temps et la durée de vie du réseau. Pour avoir utilisé presque toute les techniques cité dans cet article, je pense qu’il est indispensable de prévoir un réseau qui puisse se démonter en cas de déménagement, car nous ne sommes jamais à l’abris d’un changement de vie important. Il serait dommage de devoir tout recommencer dans un tel cas. Même si c’est rare d’avoir deux pièces identiques pour s’installer et que c’est parfois l’occasion de repartir sur une autre base.
Ma préférence va donc vers un système modulaire, dont la limite est la possibilité de cheminer entre l’emplacement du réseau et l’extérieur du domicile. Avec un poids des éléments contenu pour une manipulation a 2 voir 4 personnes maximum. J’aime beaucoup l’idée d’intégrer le réseau dans un système d’étagère et de rangement, ce qui permet de maximiser l’espace utile de la pièce et de partager les usages.
Enfin je pense qu’il est utile de regarder vers autre chose que le bois pour supporter la voie, je pense notamment au polystyrène extrudé qui est une alternative très intéressante une fois dans un caisson pour gagner en poids et permet de traiter les relief négatif facilement.
Exemple d’usage bois et polystyrène extrudé sur une structure L girder sur mon réseau
Si je devais recommencer un réseau demain, je pense qu’il serait modulaire, intégrable dans des étagères, et sur le principe des éléments de conception et d’un ensemble modulaire par zone, pour faciliter la construction en atelier et une extension progressive du réseau.