Rail Expo 2013 : Un salon qui s’enracine sur Pontoise

Pour sa seconde édition à Pontoise, Rail Expo à accueilli dans le Hall St-Martin un grand nombre de réseaux et de nombreux commerçant.

La vidéo suivante mise en musique par mes soins est une sélections des différents réseaux que j’ai pu voir et apprécié et n’ayant pas été posté récemment ici.

Vous ne trouverez pas de photos du réseau de l’association des Amis du Rail FTM dans cette vidéo, pour cause bien qu’exposant le réseau avec eux pendant les trois jours, le réseau est déjà passé dans une précédente vidéo sur le Fama en Suisse.

Je vous invite à vous reporter à cette vidéo.

10 questions pour bien choisir son logiciel de pilotage de réseau

Vous ne savez pas quel est le plus adapté des logiciels de pilotage informatique pour votre réseau ?

Aujourd’hui, nous allons aborder ce thème et nous poser ensemble les questions qui vous permettront d’arriver à choisir le logiciel.

1) Quelle langue maitrisez-vous ?

Êtes-vous capable d’utiliser un logiciel dans une langue autre que le français ?

En effet, tous les logiciels de pilotage ne sont pas traduits en français.

Les logiciels en français sont les suivants : Train Controler (Freiwald, traduit par un tiers), JMRI, Rocrail (traduction partielle), CDM-Rail, iTrain.

2) Quelles sont vos connaissances en informatique ?

Si vous avez de très bonnes connaissances en informatique, vous pouvez envisager de réaliser des configurations plus complexes. Par exemple, ces logiciels auront besoin de réaliser plus de programmation logique avec parfois jusqu’à un langage de programmation informatique ou pseudo informatique.

3) Quels systèmes d »exploitation utilisez-vous ?

Soyons clairs aujourd’hui, la majorité des logiciels de commande informatique d’un réseau fonctionnent exclusivement sous Windows.

Les exceptions que je connais sont : JMRI, Rocrail, iTrain qui sont compatibles à la fois avec Linux et Mac.

Il reste cependant possible de virtualiser Windows sous un autre environnement.

4) Quel est votre budget ?

Si vous avez 0€ de disponible, vous pouvez tout de même avoir un logiciel, cependant il ne sera pas aussi complet dès sa livraison qu’un logiciel à 500 ou 700€

Les logiciels gratuits disponibles sur le marché sont : CDM-Rail, Rocrail, JMRI, c’est à tester avant d’envisager l »achat d’un logiciel payant.

5) Que souhaitez-vous faire avec votre logiciel ?

Jusqu’à quel niveau d’automatisation souhaitez-vous aller ?

Envisagez-vous de gérer un horaire pour vos trains, gérer des compositions de trains variables, avoir uniquement une partie de vos trains circulant automatiquement, tout est possible c’est à vous de fixer votre limite et vos objectifs.

Cet aspect est important du fait de la présence native ou non dans le logiciel. Par exemple, Train Controler est beaucoup plus complet sur les possibilités d’horaires qu’un logiciel tel que JMRI ou Rocrail (avant développement).

6) Vérifier la compatibilité de votre centrale avec le logiciel choisi

Toutes les centrales ne sont pas compatibles avec tous les logiciels. Par exemple, CDM-Rail ne supporte pour le moment que les centrales Lenz, Intellibox, ESU (en cours de développement).

7) Le logiciel est-il facile à trouver, avec des solutions de support facile ?

Pouvez-vous acheter le logiciel facilement s’il est payant ou avoir simplement un support en cas de problème.

Par exemple, CDM-Rail, Rocrail, Train Controler ont des forums dédiés au support.

8) Existe-t-il une possibilité de tester le logiciel avant de l’acheter s »il est payant ?

La plupart des logiciels sont aujourd’hui disponibles dans une version de démonstration qui sera limitée dans le temps (temps d’utilisation, temps d’utilisation connecté au réseau physique), en fonctionnalité… tout dépend du logiciel. L’achat d’un tel logiciel ne doit pas être réalisé sur un coup de tête.

9) Le manuel est-il disponible dans une langue que vous maitrisez ?

L’importance du manuel pour un logiciel comme celui-ci est capitale, devant la complexité d’un tel logiciel le recours à un manuel est malheureusement indispensable. Ce dernier doit être dans la langue du logiciel, pour éviter toute erreur de traduction personnelle et surtout de compréhension.

10) L’interface du logiciel doit être bien pensée

Il est nécessaire que l’interface du logiciel soit claire et limite le recours au manuel aux cas de configuration très particuliers et complexes.

C’est un point clé d’un logiciel, qui fait la différence entre la corvée d’utiliser un logiciel, et le plaisir de le faire.

Personnellement, aujourd’hui j’ai fait le choix d’utiliser Train Controler, après avoir longtemps regardé du côté d’un logiciel gratuit, pour plusieurs raisons :

a) Un grand nombre d’utilisateurs en France. Avec des amateurs à même de répondre aux questions en cas de difficultés.

b) Le logiciel est rapide à mettre en œuvre, il est complet et permet d’accéder à l’ensemble des fonctionnalités d’une manière progressive.

c) Compatibilité avec un très grand nombre de centrales. J’ai déjà utilisé Train Controler avec une centrale Lenz, ESU, Zimo…

d) Différentes versions du logiciel disponibles. Je vous recommande au minimum la version Silver, voir la Gold si vous êtes exigeant.

e) Le logiciel est en français et le manuel est traduit en Français.

f) Il est bien conçu et permet une prise en main, aussi bien pour un expert, que pour une personne avec moins de connaissances en informatique.

Dites-moi en postant un commentaire ce que vous attendez du logiciel de pilotage informatique de votre réseau. Et si vous avez déjà choisi un tel logiciel ?

Choisissez votre voie HO pour prendre un bon départ

Vous êtes perdu devant autant de type de voie différent ?

Vous avez besoin d’aide pour faire un choix.

Nous allons tout de suite, choisir la bonne voie pour prendre un bon départ dans la construction de votre réseau.

Aujourd’hui, il sera question de la voie HO.

Le code de la voie c’est quoi ?

Le code d’une voie est le terme utilisé pour définir la hauteur du rail qui sera utilisé dans la voie.

Les principaux codes utilisés en Europe par les fabriquant industriel pour le HO sont :

  • Le code 100 : hauteur du rail de 2,5mm : hauteur historique sur laquelle l’ensemble du matériel roulant fonctionne.
  • Le code 83 : hauteur du rail de 2,1mm : à réserver au matériel roulant moderne (à partir de 1990)
  • Le code 75 : hauteur du rail de 1,9mm : à réserver au matériel roulant moderne ( à partir de 1990)

Si vous avez du vieux matériel, il est conseillé de rester sur du code 100. Bien que ce dernier soit un peu plus gros et moins esthétique la qualité de roulement sera garantie pour l’ensemble du matériel roulant.

Il est par contre plus aisé de faire circuler du matériel ancien sur du code 75 que sur du code 83 pour des raisons assez mystérieuses.

Sur sur marché nous trouvons les fabricants suivant :

Roco :

La voie Roco est assez typé germanique. C’est donc un petit défaut pour les modélistes français. La voie est de très bonne facture. Les moteurs d’aiguillages de la marque sont visible car sur les côtés de l’aiguillage. Il est possible d’utiliser d »autres moteurs.

  • Voie Geoline code 83 : voie avec ballast plastique rigide distribué avec les coffrets de départ
  • Voie Roco line code 83
  • Voie Roco 2,5mm (code 100)
  • Voie Roco line avec ballast souple code 83 (disponible uniquement d’occasion)
  • Voie HOe : traverse bois.

Peco :

Il s’agit du leader sur ce marché avec un très large choix de voie et d’aiguillages. C’est le choix par excellence pour faire votre réseau.

  • Voie code 100 : traverse bois et béton monobloc
  • Voie code 75 : traverse bois, béton monobloc et acier
  • Voie code 83 (type US) : traverse bois et béton monobloc
  • Voie HOe : traverse bois
  • Voie HOm : traverse bois

Peco produit de nombreuse variante de voie permettant de pratiquer de l’échelle N jusqu’au II

Piko :

Il s’agit d’une voie sans ballast à traverse bois en code 83

Il s’agit d’une voie rencontré dans les coffrets de départ de la marque, elle a de bonne qualités mais n’est pas plus économique que la voie Peco.

Fleischmann :

La voie est ici encore de type Germanique. La voie modèle n’est plus produite suite au rachat de la marque par Roco. Les aiguillages sont assez fragile dans le temps.

  • Voie Modèle : code 100 encore disponible d’occasion
  • Voie Profi : code 100 avec ballast fin toujours produite : la plus belle voie avec ballast intégré du marché mais aussi la plus chère

Marklin/Trix :

Cette voie est principalement réservé aux personnes avec du matériel 3 rails. La voie Trix équivalente à la voie C mais sans le 3 rails est avec ballast.

  • Marklin C : voie avec ballast version 3 rails
  • Marklin K : voie sans ballast version 3 rails
  • Marklin M : voie Métal disponible uniquement d’occasion version 3 rails
  • Voie Trix : équivalent à la voie C mais en version 2 rails

Tillig :

Voie HOe, HOm et en code 83 de type germanique

La voie Tillig est de très bonne facture et très utile pour ceux qui veulent des configurations assez inédite notamment pour intégrer de la voie HOe/HOm dans de la voie HO normale.

Bemo :

Fabrique uniquement de la voie pour le HOm

Cette voie est très chère même si elle est très jolie.

Maintenant nous avons tous les éléments pour choisir la voie à utiliser.

Si vous n’avez encore aucuns éléments de voies ne réfléchissez plus foncer chez Peco vous aurez le meilleurs rapport qualité/prix du marché.

J’utilise cette marque de voie depuis des années et tout se passe à merveille avec.

 Autrement : il vous faudra essayer de coller au mieux à votre voie existante si vous souhaiter la conserver.

Par ordre de préférence les voies à utiliser sont :

 

  • Peco
  • Roco/Tillig
  • Piko

Et le code de la voie dans tout cela ?

Si vous n’avez aucun matériel trop ancien datant des années 70-80 ou plus ancien, vous pouvez passez sans risque sur du code 75 ou 83. Plus la voie est finie plus cette dernière est esthétique.

Si vous avez un doute acheter un coupon de rail et un aiguillage pour réaliser le test.

A noter :

Il est possible de réaliser des transitions entre les différents code de voie. Il existe de systèmes spécifiques pour faire cela.

Peco propose un kit d’éclisses pour passer du code 75 vers du code 100 ou 83.

Roco propose des éclisses pour passer du code 100 vers du code 83.

10 raisons pour lesquelles vous devriez choisir une centrale digitale Lenz

Vous souhaitez débuter en digital ?

Vous êtes perdu dans la jungle des centrales digitales ?

Vous voulez une centrale qui soit simple et complète.

La centrale digitale Lenz LVZ100 est faite pour vous.

Note : La LVZ100 dispose des mêmes caractéristiques que la LVZ200 par simple mise à jour auprès de Lenz avec le firmware (logiciel de la centrale) en version 4.0

Je vais vous détailler les points qui font que cette centrale est la centrale digitale par excellence pour piloter un réseau :

1) Une centrale largement distribuée

Vous pouvez soit acheter la centrale toute seule. Soit vous la procurer avec un set de départ contenant en plus une commande à main LH 90 (Set 90) ou LH 100 (Set 100) . Quelque soit votre choix, il vous faudra ajouté un transformateur tel que le TR 80 de chez Lenz distribuant du 16v pour 80VA.

2) Vous choisissez la commande qui vous convient le mieux

Avec cette centrale vous avez le choix entre 4 commandes différentes :

  • La LH 90 : composé d »un écran affichant un minimum d’informations d’un bouton rotatif pour régler la vitesse, d’un inverseur pour gérer le sens de circulation des trains et de 8 boutons pour gérer les fonctions, l’arrêt d’urgence et la configuration vous avez l’essentiel pour faire circuler vos trains qui est filaires, mais mobiles pour suivre la progression de vos trains sur le réseau.
  • La LH 100 : composé d’un écran plus large (non rétro éclairé dommage), de 4 boutons pour régler la vitesse du train, un bouton pour le sens de marche, et 16 boutons pour la configuration et les fonctions, vous avez une commande toujours filaire permettant d’exploiter l’ensemble des fonctions de la centrale. Cette commande est fortement recommandée si vous utilisez une commande informatique pour vous aider dans le paramétrage de la rétrosignalisation.
  • La multimauss Roco : Je ne vous la représente pas, mais il s’agit pour moi de la commande mobile filaire la plus pertinente pour jouer au train avec une centrale Lenz. De plus vous pouvez tout à fait réaliser une programmation de locomotive avec l’ensemble des fonctions fonctionne avec.
  • En sans-fil en utilisant votre smartphone déjà présent dans votre poche :
    Si vous avez un iPhone/iPod touch, vous pouvez utiliser l’application Touchcab qui vous permet de remplacer une commande filaire uniquement pour l’exploitation.
    Si vous avez un téléphone Android il faudra utiliser une solution passant par un logiciel sur un ordinateur du type JMRI ou Rocrail pour permettre le contrôle des trains.

3) Facile d’utilisation

Une fois la centrale prise en main elle est très facile à utiliser quotidiennement. Un temps d’adaptation sera bien sûr nécessaire pour vous permettre d’utiliser correctement cette dernière. La centrale réagit rapidement et de manière fluide. Vous avez les options nécessaires à la réalisation des opérations dont vous avez besoin et pas plus.

4) Vous pouvez jouer à plusieurs très facilement !

Invitez vos amis, jouer avec vos enfants, vous avez juste à brancher une ou plusieurs commandes sur le bus Xpressnet présent sous deux formes sur la centrale : avec une prise DIN 5 broches et sur le bornier LMAB soit en utilisant une ou plusieurs interfaces LA152 soit en réalisant vos propres prises à partir d’une prise DIN 5 broches que l’on trouve dans les magasins d’électronique.

Note : Vous pouvez ajouter plusieurs commandes jusqu’à un maximum de 128 (en version 4) ou 32 (jusqu’à la version 3.6)  avec cette technique.

5) Le manuel est complet et surtout bien traduit en Français

Le manuel de la centrale est bien écrit en décrivant l’ensemble des fonctions et comment les réaliser. Les options présentes sont bien décrites et facilement accessibles. La traduction du manuel est de bonne facture.L’Ecos ne bénéficie pas du même traitement… Le manuel est mal traduit est en plus il est incomplet ! Certains paramètres techniques sont non documentés un comble pour une centrale haut de gamme…

6) Vous pouvez commander votre train d’une seule main

Contrairement à d »autres centrales, une seule main vous suffit pour tenir votre multimauss et agir sur cette dernière télécommande. La conception de la multimauss vous permet de faire tout cela contrairement à des centrales concurrentes -comme la MRC Prodigy- il vous reste une main de libre pour réaliser les aiguillages ou des manœuvres.

7) 29 fonctions utilisables pour votre décodeur sonore ! Un must

Avec la LVZ 100, vous disposez de 29 fonctions utilisables pour profiter au maximum de votre décodeur sonore — un ESU Loksound par exemple — contrairement à l’Ecos ESU qui ne dispose que de 20 fonctions accessibles.

8) Une évolutivité sans limites

La gamme digitale Lenz vous permet de rajouter des éléments à votre système digital d »une manière progressive. Vous avez envie de jouer à 2 ? 3 ? 4 ? Rajoutez juste une commande supplémentaire sur le bus Xpressnet et vous jouez. Envie d’automatisme la gamme Lenz vous permettent en toute simplicité de rajouter les automatismes que vous souhaitez. Vous voulez connecter un ordinateur ou un smartphone l’interface Ethernet vous permettra de faire cela très facilement.

9) Vous bénéficiez de la rétrosignalisation la plus fiable du marché

Le système de rétrosignalisation proposé par Lenz sur le bus RS est certes un peu plus cher à mettre en oeuvre que le bus S88 ou S88N fréquemment utilisé, mais il a un avantage majeur : vous utilisez que 2 fils au lieu de 6 ou 8 pour relier vos modules de rétrosignalisation à la centrale. Et en plus il est plus fiable et moins soumis aux perturbations électromagnétiques qui peuvent arriver avec le S88.

Note : pour les personnes qui sont en possession de l’Ecos, il est très fortement conseillé de ne pas utiliser son port S88 qui ne fonctionne pas bien…

10) Un rapport qualité-prix à toute épreuve

Vous allez me dire avec autant d’avantages cette centrale va me coûter un bras ? Eh bien non, vous pouvez trouver cette centrale seule à partir de 275€ oui c’est tout ! Et à partir de 295€ en coffret LH 90 ou 325€ en coffret LH 100.

Auquel il faut ajouter 65€ pour un transformateur TR 80

Et 150€ pour l’interface Ethernet

Un boitier LA 152 : 27€

Soit pour 562€ une centrale LVZ 100 + LH 100 + TR 80 + LA 152 + interface Ethernet avec les mêmes fonctionnalités que l’Ecos (650€) avec ses défauts en moins

Alors n’attendez pas, commencez dès aujourd’hui le digital avec une centrale Lenz LVZ 100 !

SPROG le programmateur digital pour vos machines

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un article digital offrant des fonctionnalités de programmation avancée de vos décodeurs, mais qui peut aussi être utilisé comme centrale couplée à un ordinateur.

Avec ce produit, vous pouvez programmer depuis votre ordinateur tous vos décodeurs d »une manière très simple et intuitive, sans avoir besoin d’une centrale digitale haut de gamme. C’est par exemple un complément idéal pour une centrale multimauss de Roco et qui permet de lever les principales limitations en programmation d’une multimauss.

Il s’agit du SPROG un petit boitier. Ce boitier se branche en USB à votre ordinateur. Deux fils à rajouter pour l’alimenter et 2 fils vers la voie de programmation et vous êtes prêts à l’utiliser.

Concernant les prérequis logiciels sur votre ordinateur, ils sont simples : un ordinateur avec un port USB, supportant au minimum Windows XP ou ultérieur, Linux ou Mac OS X et avec la machine virtuelle JAVA d »installée.

L’installation se déroule très simplement en suivant le manuel fourni.

La programmation de vos engins moteurs se fait avec le logiciel JMRI et en particulier « Decodeur Pro ». Une fois l’interface prise en main, la programmation de vos machines dans les paramètres les plus complexes devient un jeu d’enfant.

Vous pouvez utiliser le SPROG pour vous faire une base de données de vos décodeurs avec les différents réglages faits sur ceux-ci et éventuellement partager vos fichiers de programmation.

La seconde utilisation possible d’un SPROG est en tant que mini-centrale pour commander vos trains via un logiciel informatique (par exemple RocRail ou JMRI). Pour créer une centrale complète, il vous manque un système de rétrosignalisation avec une connexion informatique directe à rajouter. Cela vous permet de créer un système de commande informatique de votre réseau plus économique qu »en passant par une centrale haut de gamme.

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Le SPROG existe en trois versions :

— SPROG 2 : d’une puissance totale de 1A, il permet principalement de programmer vos locomotives et de piloter un train.

— SPROG 3 : d’une puissance totale de 2,5A, il permet la programmation de vos locomotives et de piloter un petit réseau.

— SPROG Booster : d’une puissance totale de 2,5A, il permet d’augmenter la puissance d’un SPROG 2 ou 3 pour alimenter des réseaux de plus grande taille.

Les différentes versions du SPROG sont disponibles sur le site du distributeur pour la France et la Belgique : boutique train

Le digital démystifié : le digital sous un angle technique mais accessible à tous

Qu’est-ce que le digital ? Pour certains il s’agit du mal absolu ou du bien ultime.

Laissez-moi tout d’abord enlever une part du mythe qui se cache derrière ce terme barbare pour certains.

Le digital ce n’est ni plus ni moins qu’un moyen innovant de commander vos trains.

Sans vous expliquer en détail le fonctionnement du système, les éléments à comprendre dès maintenant sont

 

  • l’électricité dans la voie se décompose en deux parties :
    • la partie continue, qui sert à fournir la puissance pour permettre aux trains de se déplacer
    • la partie alternative, qui permet de transmettre les ordres aux trains
  • chaque locomotive va posséder une adresse, qui doit être unique
  • il est possible d’avoir plusieurs locomotive sur une même voie non isolée sauf dans un cas particulier sur lequel je reviendrai plus tard
  • Il existe plusieurs standards (ou normes bien que cela soit un abus de langage) ; les deux principaux sont le DCC et le Motorola. Vous pouvez aussi parfois entendre parler de format Selectrix ou FMZ. Il s’agit de protocoles particuliers liés uniquement à une seule marque.
  •  Les accessoires fixes possèdent une adresse qui leur est propre. Les numéros bien que commençant comme le matériel moteur sont distincts. La commande d’un aiguillage à l’adresse 1 ne commandera pas une machine avec l’adresse 1 et réciproquement.
  • Nous sommes dans le monde de l’électronique numérique dont tout n’est qu’une suite de 0 et de 1 pour former des bits. L’utilisateur n’a aucunement besoin d’être un expert en matière informatique pour être capable d’utiliser un système digital mais il est important de ne pas perdre cela de vue car certains points sont assez logiques quand on pense informatique.

Le principe de fonctionnement du système :

 

L’objectif d’un système de commande digitale est de transmettre des ordres à des récepteurs qui les interprètent et agissent en conséquence.
Un tel système de commande doit aussi être capable de recevoir et de traiter des rétro-signaux. Un rétro-signal permet d’indiquer la survenue d’un événement tel que la présence d »un train à tel endroit du réseau.
Les systèmes modernes et de gamme moyenne ou haut de gamme sont aussi capables de dialoguer avec un ordinateur dans le but d’automatiser le fonctionnement de l’ensemble du réseau.

 

Pour communiquer, le système de commande utilise un ou plusieurs « bus » avec au minimum 2 conducteurs (ou câbles). Pour transmettre les ordres aux locomotives on utilise la voie.

 

En parallèle il est utilisé d’autres bus, par exemple pour commander les aiguillages, ou recevoir les informations de rétro-signalisation.

 

Le système de commande digitale envoie des messages aux récepteurs pour leur dire ce qu’ils doivent faire.

 

Un message est composé de plusieurs éléments :

Message

 

– Une adresse : pour dire quel récepteur doit tenir compte de l’ordre qui suit
– L’ordre en lui-même : la vitesse, le sens, l’activation des feux,  les arrêts etc…

– Un dispositif de contrôle : pour éviter la prise en compte d’ordres erronés _ en cas de mauvaise transmission un dispositif de contrôle est prévu dans chaque message.

Les systèmes de commande digitale utilisent le courant servant à l’alimentation des trains pour faire transiter les ordres pour ces même trains. Les signaux d’ordres doivent donc être amplifiés -comme un amplificateur audio pour le son qui sort d’un appareil avant d’aller dans des haut-parleurs- pour cela on utilise des « boosters ».
Suivant le système, ils sont soit intégrés, soit dans un boitier séparé. Il est aussi possible d’avoir plusieurs boosters avec une seule centrale pour augmenter la puissance électrique totale disponible.

 

Entre chaque message d’ordre il est prévu l’envoi d’une séquence permettant aux récepteurs ou décodeurs de savoir qu’un nouveau message va commencer, dans cette suite ininterrompue de 0 et de 1 (les fameux bits). Il existe aussi un code spécial (séquence) indiquant la fin du message. En langage informatique on appelle un message délimité par le code de début et de fin un « paquet », pour « paquet de données ».

 

La rétro-signalisation un mot qui fait peur :

La rétro-signalisation est un mot derrière lequel se cache quelque chose d’assez simple. Être capable de savoir si une partie de votre réseau (zone appelée canton) est occupée ou non par un train. La technique la plus utilisée pour réaliser la détection du train est de détecter une consommation de courant sur la zone surveillée au moyen d’un petit circuit électronique. Une fois que le module électronique de détection sait si un train est présent ou non, il envoie cette information via son bus de communication ( S88, RS, ou autre nom barbare qui désigne une technologie bien particulière) à la centrale digitale et le plus souvent à l’ordinateur qui est connecté.

Retrosignalisation vous avez dit ?
Nous reviendrons sur les cas où il est nécessaire d’utiliser un tel système dans la suite de cet article.

 

Voila pour la théorie d’un protocole.

 

Le cas des unités multiples :

Il est possible avec un système digital d’avoir des locomotives en unités multiples. L’intérêt du digital pour réaliser cela c’est qu’il est facile de créer les unités multiples et de les supprimer. En effet, en plus de son adresse unique, chaque locomotive peut recevoir une adresse spécifique d’unité multiple. Une fois configurée, elle répond à cette adresse d’unité multiple mais conserve son adresse pour le jour où elle ne circulera plus en unité multiple. C’est facile à faire et surtout vous pouvez avoir deux machines (ou plus) motorisées qui tractent un même train à la même vitesse. En poussant le système à ses limites vous pouvez même envisager de longs trains comme aux USA et répartir les machines dans le train.

Unité multiple de Dash 8 BNSF

Un des corollaires de la gestion des unités multiples est la facilité d »exploitation des rames réversibles. Il est beaucoup plus facile de contrôler une rame réversible en digital qu’en analogique car vous contrôlez le point d »arrêt de la machine n »importe où sur le réseau par rapport à la détection qui est fait de la voiture pilote.

Je pourrai encore vous en bassinez pendant 10 pages mais ce qui m’importe surtout c’est de vous expliquer le côté pratique du digital est comment l’utiliser au mieux.
Passons maintenant à la pratique et aux différentes utilisations possibles du digital.

 

Le digital simple :

Il s’agit de l’approche la plus attractive du digital et aussi la plus simple. Dans cette configuration, la centrale digitale est connectée au réseau avec deux fils comme pour n’importe quel transformateur. Vous installez autant de décodeurs que vous avez de machines. Chaque machine équipée peut circuler en simultané sur votre réseau avec une gestion indépendante de la vitesse. Cependant, il n’y a aucun système anti-collision. Avec cette approche vous pouvez très simplement commuter en analogique pour faire circuler une machine non équipée.

 

Cette approche du digital est adaptée pour faire circuler quelques trains en simultané et en particulier sur un petit réseau. Vous avez un système très simple à mettre en œuvre et fiable.

Le digital simple avec automatisme :

Avec cette approche vous reprenez le concept précédant, auquel vous ajoutez de la complexité avec de l’électronique pour contrôler vos trains. Il vous est nécessaire de découpez votre réseau en cantons suivant le principe retenu par vos modules électroniques. C’est un système qui en plus de coûter cher vous impose de tirer de nombreux fils entre les modules. Bref vous recréez une partie de la complexité de l’analogique que vous avez choisi de quitter en installant de nouveaux fils. Vous êtes limités et vous ne pouvez pas gérer les situations complexes ni la signalisation autre que rouge/vert. Par contre vous avez un système anti-collision.
Cette approche du digital est pour moi une mauvaise solution -tout du moins dans l’état des produits disponible sur le marché car sur le papier elle est au contraire séduisante- elle combine les problèmes de l’analogique -à savoir la quantité de fils- et fait perdre une grande partie des avantages du digital. Elle est de plus très coûteuse. Le matériel actuellement sur le marché ne permet pas de conseiller cette approche sauf dans des cas très spécifiques.

Le digital informatisé :

C’est une approche qui peut faire peur et ce n’est pas totalement faux. Cependant, avant de partir en courant lisez ce qui suit jusqu’à la fin. Ne le cachons pas, pour réussir dans cette approche, il est nécessaire d’avoir un minimum de connaissances en informatique, car vous allez devoir passer du temps sur votre ordinateur pour configurer des modules électroniques et faire de nombreux essais.
Si vous avez survécu à ce qui précède, tout ce temps passé va vous permettre de découvrir maintenant ce que vous allez pouvoir faire de plus avec le digital informatisé, par rapport aux autres approches.
Il vous permet de contrôler une signalisation française réaliste avec tous les états possibles.
Vous êtes capables de programmer l’exploitation de votre réseau de manière totalement automatique avec des séquences d’itinéraires, des arrêts en gares, …
Le pilotage des trains peut être automatique grâce à l’ordinateur, et si vous le faites vous-même, manuel.
En plus de votre centrale digitale et des locomotives équipées d »un décodeur, pour réaliser tout cela, il vous faut :
– Un logiciel de pilotage informatique de votre réseau
– Des modules de commande pour les aiguillages
– Des modules de rétro-signalisation (ils sont de retour)
– Des modules pour les signaux
– Une interface avec l’ordinateur si votre centrale n’en est pas équipée d’origine
Le monde du digital complexe
Le nombre de modules et les branchements dépendent de votre réseau. Il sera nécessaire de tirer quelques câbles, mais cela sera moins qu’en digital simple automatisé et beaucoup moins qu’en analogique pour réaliser la même chose.

Cette solution est adaptée à partir d’un réseau de taille moyenne qui peut envisager de faire circuler plus de 3 trains en simultané. Pour moi c’est une solution qui n’est que partiellement satisfaisante car elle est complexe, dans le sens où il faut impérativement utiliser un ordinateur car il possède l’intelligence de savoir où sont les trains et l’occupation des voies. Les quelques essais réalisés jusque ici par des industriels sur du matériel hybride permettant de supprimer l’ordinateur ne sont pas encore assez aboutis pour être valables. Je pense à la commande de viessmann dont le principe est excellent mais pas dans la pratique.


C’est bien gentil de parler de digital mais quel est le meilleur moment pour se lancer ? Le moment idéal c’est au début de la construction d’un réseau. En particulier lorsqu’il en est encore au stade de la conception. C’est à ce moment là que vous pouvez encore vous permettre de prendre en compte les spécificités de câblage qu’impose le digital complexe si vous souhaitez automatiser votre réseau.
Mais soyons clairs sur un point : ce n’est pas parce que vous souhaitez automatiser votre réseau qu’il faut foncer sur une technologie et vous lancer dedans tout de suite. Mon conseil est avant tout de prévoir les coupures dans la voie vous permettant de le faire dans le futur et d’étaler vos dépenses et surtout de bien comprendre le digital avant d’attaquer les éléments complexes. Et donc de commencer par faire rouler votre réseau en digital simple avant de l’automatiser.
Si votre réseau existe déjà, suivant l’équipement déjà installé, il vous sera plus ou moins facile de passer au digital. Si vous avez de l’analogique sans automatisme pas de problème majeur remplacez le transformateur par votre centrale digitale.
Si vous avez des automatisme analogique, il vous faudra au préalable les déconnecter pour installer du digital ; par contre, il vous sera plus facile d’installer un digital automatique car il y aura de nombreuses coupures dans la voies. Mais avez vous vraiment besoin du digital si votre réseau est déjà automatisé ???
Choisissez bien votre type de système digital, n’oubliez pas que pour être ambitieux il faut travailler par étapes. En voulant allez trop vite vous loupez des étapes qui peuvent avoir des conséquences importantes.
Cet article a pour but de vous permettre de voir plus clair dans le monde du digital, si après avoir lu cet article vous avez toujours des questions n’hésitez pas à me les poser en écrivant un commentaire en dessous de cet article.

Réaliser un canal, l’exemple du PK 309

Je vous propose de revenir aujourd’hui sur l »un des éléments de décor constituant le module PK309.

Il s’agit du canal qui est enjambé par la voie ferré.
La réalisation de ce canal est une première pour moi. Je vais décrire mon expérience.

Pour commencer, le matériel nécessaire :
– de la résine realistic water de woodland scenic
– du carton de calendrier
– du balsa
– de la peinture : gris, rouille et vert vase ( j’ai utilisé la couleur uniforme russe de la gamme model color)

Les étapes de réalisation :

La zone qui recevra le canal
Essai avec la péniche

Commencer par préparer un support lisse. Ensuite découper des morceaux de cartons. Pour représenter les palplanches en métal.

Du carton de calendrier pour réaliser la base des palplanches

Découper dans du balsa des sections de 1cm de long par la hauteur du carton. Sur chaque section il faut réaliser des angles en biais pour simuler la liaison des sections de palplanches entre elles.

Les jonctions de palplanches en balsa, les angles sont cassés pour les jonctions de palplanches

Installer avec régularité les éléments en bois.

Mise en place des jonctions de palplanches
Mise en place des palplanches

Peindre les bords du canal en gris. Puis ajouter de la rouille et les traces d’écume dans les angles.

Peinture du fond du canal et des palplanches

Ensuite peindre le support de la résine avec la couleur souhaité j’ai choisi pour ma part un vert vase sombre.

Le canal est prêt à recevoir la résine

Une fois sec préparer des barrières temporaires en extrémité des zones où se déroule la coulée de résine. Les barrières sont à fixer bien solidement avec des serres joints pour éviter toute fuite de la résine. Celle-ci, comme tout liquide s’incruste partout.

Barrage pour préparer la coulée de résine

Une fois cela fait vous pouvez couler la résine. Pour ma part j’ai réalisé deux couches de 1mm avec un séchage entre chaque de 24h sans poussière.

Le canal prêt à recevoir sa péniche
Vue d’ensemble avant mise en place de la péniche
La péniche est en place

Voila ce n’est pas plus compliqué que cela.

Mes réseaux : le module FTM le PK309

Dans le cadre du forum auquel je participe, à savoir le forum FTM. Un projet ambitieux de réseau modulaire a été lancé. La première exposition de ce réseau se déroulera les 11, 12 et 13 Novembre 2011 à Ciney en Belgique.

L’objectif est de construire un réseau compatible au format des expositions. Chaque membre de forum fournissant un ou plusieurs modules.

Il s’agit d »un réseau qui sera exploité 100% en digital avec un contrôle informatique. Actuellement, le réseau est exploité en digital simple sans commande informatique.

L’histoire de ce module débute à l’hiver 2010 où je découvre l’existence d »une ligne relativement méconnue. Il s’agit de la ligne Paris Bastille jusqu’à Verneuil l’étang. Cette ligne au départ de Paris dessert la banlieue sud-est de Paris. Aujourd’hui la ligne a été réutilisée entre Vincennes et Boissy-Saint-Léger pour créer une branche du RER A ; très vite je deviens fasciné par cette ligne dont il existe relativement peu d’informations disponibles.

Je décide alors de renoncer à la reproduction d »un module sur le thème de la région du midi qui m’est aussi chère de par ma famille. Mais reproduire un élément de cette ligne est aussi une manière de rendre hommage à l’un de mes grands-pères qui a travaillé dans les ateliers de l »est de la France pour la SNCF.

Finalement, ce module est issu de l’atmosphère du midi avec une péniche qui traverse un canal pouvant tout à fait se rencontrer dans le midi ou sur la ligne de la bastille. Sans oublier pour autant que c’est l »ambiance de la ligne de la bastille qui y est majoritaire.

Je suis aujourd’hui fier de vous présenter le résultat du module fini après un peu moins de 1 an de travail.

Je vous propose de vous faire vivre cette année de travail via une vidéo retraçant la construction du module.

http://www.youtube.com/watch?v=bhEyXN67CvM\r\n
En espérant vous voir nombreux à Ciney.